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"Familiarise-toi avec la caméra, puisque c'est le moyen par lequel tu veux t'exprimer" Erich Pommer à Fritz Lang, 1918.

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Technique: le film et ses formats

Que serait une caméra sans film ? Le film est un peu à la caméra ce que l’essence est au moteur à explosion. Une caméra ne peut travailler qu’avec une pellicule à l’intérieur. Mais on peut faire des films (au sens de support d’une oeuvre) sans caméra (exemple bien connu : Norman Mc Laren).

La caméra a pu être inventée et perfectionnée parce que le film argentique s’est développé. Transparence et souplesse du support, qualité des émulsions photographiques ont permis ces développements et évolutions.

Voici un répertoire (non exhaustif et sans être à l’abri d’erreurs !) de différents formats utilisés au cours de l’exploitation du cinéma argentique. Certains formats n’ont vécu que le temps de l’existence des appareils qui leur étaient associés. D’autres ont été créés pour des foires ou expositions.

L’image ci-dessus représente le film du Mirographe de Reulos-Goudeau & Cie (20 mm).

 

 

Pour simplifier, les principaux formats exploités peuvent être regroupés en 6 grandes familles :

1 35 mm ; images sur 4 perforations à défilement vertical ;

2 35 mm ; images sur 4 perforations à défilement vertical avec anamorphose (ex.: Cinémascope);

3 35 mm ; images sur 8 perforations à défilement horizontal (ex.: VistaVision);

4 35 mm ; images sur 8 perforations à défilement horizontal avec anamorphose (ex.: Technirama);

5 65 mm ; images sur 5 perforations à défilement vertical (ex.: Todd-AO, Panavision70);

6 65 mm ; images sur 5 perforations à défilement vertical avec anamorphose (ex.: Ultra-Panavision, MGM Camera65).


Les tirages en positif de projection pour chaque famille ci-dessus sont principalement :

1 – tirages :

a – standard muet (1.33); standard sonore (1.2 puis 1.375);

b – panoramiques dits “à masque”: “français” (1.66); pano “italien” (1.75); pano “américain” (1.85); avec 3 formes dites pano, l’image s’inscrit sur la pellicule 35 mm avec des bandes noires en haut et en bas ;

2 – tirages : scope (2.35, auparavant : 2.55);

3 – tirages : pano américain (1.85);

4 – tirages : scope (2.35); tirage sur 70 mm non anamorphosé ;

5 tirages: sur 70 mm ou sur 35 mm avec anamorphose;

6 – tirages : idem que 5 ci-dessus.

Remarque : il est toujours possible de réaliser des tirages sans anamorphose (type pano par exemple) à partir de négatif anamorphosé… mais l’image sera plus ou moins rognée !

Il faut toutefois rappeler (et insister) que le format du film ne conditionne pas obligatoirement le format de l’image. En effet, dans une largeur donnée, on peut inscrire des images soit en hauteur, soit en largeur et les répartir sur un nombre plus ou moins grand de perforations.

 

Du plus petit (4,75 mm à gauche "Duplex" de Pathé) au plus large (70 mm à droite). Il faut noter que ces formats ne sont pas des formats de prise de vues, mais uniquement de projection!

 

Ci-dessous une liste de formats, du moins large au plus large…

– largeur du film à la prise de vues (+ quelques formats uniquement de projection, en rouge);

 – le nombre de perforations est celui donné pour une image ;

 – l’année indiquée (quand elle est connue) est celle de la création.

 

mm (1960 USA) Cine System 3 ?

 

4,75 mm (cf. 9,5 mm ci-dessous)

 

mm (1932 USA) Eastman Kodak – 1 perforation/1 côté (16 mm à la prise de vues – d’où l’appellation Double-Huit-, coupé par le milieu pour la projection);

> variantes :

(1935) Straight 8 de Bell Howell ;

(1965) Super mm Kodak – 1 perforation/1 côté (les perforations sont plus petites que celles du 8);

(ca. 1965) Double Super 8 : Pathé ou Kodak (film en bobine alors que le Super 8 est conditionné en chargeur);

(1966) Single 8 de Fuji (film dans un chargeur mais sans presseur : c’est celui de la caméra qui agit).

 

8,75 mm (1969 USA) Electronic Video Recording 1 perforation

 

9,5 mm (1922): Pathé Baby

> variante :

– Duplex (2 perforations centrales, coupé en 2 pour la projection = 4,75 mm)

 

11 mm

(1916 – USA) – 1 perforation centrale

(1923) Duplex de GJ Bradley – 2 perforations/2 côtés - 11,5 mm

 

12,6 mm (1899 Grande-Bretagne): La Petite de William Hughes

 

13 mm

(1899 – Grande-Bretagne): Prestwich de John Alfred Prestwich

(1925 – France): 4 perforations

 

15 mm (1900 France): Chrono de poche de Gaumont-Demenÿ 1 perforation centrale (image ci-dessous)

 

 

 

16 mm (1923 USA / sonore : 1932) Eastman Kodak 1 perforation (1 ou 2 côtés); ratio : 1,37:1

> variantes :

vertical : voir 8 mm

Homovie de Kodel Electrical et Mig Company, 1929 : 4 images dans le cadre normal (le couloir oscille de bord à bord et de bas en haut)

horizontal : Dimaphot (1955 France) (= 2 × 8mm horizontal)

toute la largeur : Panoscope Emel (1955 France) - perforation/2 côtés

Super 16 mm : Aaton (1971) gonflage 35 mm ; ratio du Super 16 : 1,67:1

 

17 mm (1930 France) 1 perforation / 1 côté (film sonore ?)

 

17,5 mm (1926 France): Pathé Rural perforation/2 côtés (perforation/1 côté : sonore 1933)

 

17,5 mm

(1898 – Grande-Bretagne): Birtac de Birt Acres – 2 perforations/1 côté

(1899 – Grande-Bretagne): Biokam d'Alfred Darling 1 perforation centrale

(1912): Duoscope de AF Victor 2 perforations centrales ?

(1917): Movette - perforations/2 côtés

(1920): ? – 2 perforations/2 côtés ?

 

18 mm (1925 URSS) 1 perforation / 2 côtés

 

19 mm (1891 W. Dickson & W. Heise) - perforation/1 côté

 

20 mm (1900 France): Mirographe de Reulos & Goudeau perforations sur les 2 côtés sous forme d’encoches

 

22 mm (1923 1926) Gallus (appareil : Le Cinebloc) - perforations/2 côtés

 

22 mm (1912 USA): Edison Home Kinetoscope (3 rangées d’images avec 2 rangées de perforations centrales : ce qui fait 3 films différents sur un seul support)

 

24 mm (1924 ou 1927 ?) Cinelux de Ozaphane sans perforation (l'Ozaphane est ininflammable et existe dans d’autres formats, 16 mm notamment)

 

26 mm (1920 France) perforation/1 côté

 

28 mm (1912 France): Pathé Kok – 3 perforations/2 côtés (à la projection perforations dissymétriques : 1 d’un côté et 3 de l’autre pour éviter les erreurs de chargement !)

(1918) de Alexandre Victor – 3 perforations / 2 côtés

 

Ci-dessus, film 35 mm actuel avec ses pistes optiques dites à quadruple élongations

 

35 mm (ca. 1891 USA): Kinétoscope d’Edison – 4 perforations/2 côtés)

 

35 mm 1 perforation ronde/2 côtés

(1895) Cinématographe Lumière de Auguste et Louis Lumière

 

35 mm (ca. 1900): Pathé 1 perforation rectangulaire

 

35 mm : perforations/2 côtés (existe aussi avec perforations centrales rondes entre les images)

(1897) Cinématographe Joly-Normandin

 

35 mm : 1 perforation centrale

(1900) Parnaland (aussi avec 2 perforations latérales en plus ; utilisé également par le Dr Doyen)

 

35 mm : perforations/2 côtés

(1900) Dr Doyen

(1922) Phonofilm

(1960-Italie) Techniscope, variante : Arabiscope (la solution 2 perforations se révèle économique -1 image sur 2 perforations-, mais moins bonne techniquement à la projection -vitesse de défilement-; cette solution a principalement été utilisée à la prise de vues : pour la projection, l’image est agrandie et anamorphosée en scope sur 4 perforations)

Mini-Max - 30 images/sec

 

35 mm défilement vertical -

4 perforations/2 côtés ; ratios : 1,33/1,78/1,85/2,40:1

(1922) Tri-Ergon Soundfilm de Tri-Ergon 4 perforations/2côtés - 42 mm

(1926) Magnascope

(1927) Fox Movietone

(1930) Giant Expanding Pictures de G Palmer

(1953) 1.66 Paramount

(1953) 1.85 Universal

(1953) 1.75 MGM

(1982) Super 35

 

> quelques variantes avec anamorphoses :

 

Cinémascope (coefficient d’anamorphose : x2): 2.55 (4 pistes sonores magnétiques et à l’origine avec des perforations carrées) et 2.35 et 2.39 (optique et perforations standards). Le Cinémascope appartient à la 20th Century Fox (achat du brevet du professeur H. Chrétien et lancé en 1953 avec The Robe -La Tunique- d’Henry Koster). La stratégie pour les fabricants et autres exploitants consista à contourner cette exclusivité (non sans poser de nombreux problèmes techniques):

 

Agascope (1955) Suède/Hongrie

Arriscope (1989) RFA

Arrivision (1983) RFA

Cinépanoramic (1953) France

Cinescope (1958) Italie

Daiei Scope ?

Dyaliscope (variante du Cinépanoramic) France

Franscope (variante du Cinépanoramic) France

Grandscope Japon

Hammerscope (1956) – Grande-Bretagne

HawkScope RFA

JDCScope (1981) – Grande-Bretagne

Naturama (1956) USA

Modern anamorphic (1958) Panavision

ShawScope Hong-Kong

Shintohoscope Japon

Sovscope URSS

Spectrascope (1956) – Grande-Bretagne

Superscope 235 (1954 ?): RKO

Toeiscope ?

Tohoscope Japon

Totalscope (1956-57) Italie

Totalvision France

UltraScope RFA

Warnerscope (1953)

Warwickscope (1961) - Grande-Bretagne

(pour plus d’informations, voir le site : The American Widescreen Museum)

 

35 mm : perforations/2 côtés ; ratio : 1,78:1

(1987) 3-Perf

(1911-12) Chronochrome Gaumont (3 × 3 perforations pour une image/2 côtés)

(1998) Univisium 25 images/sec

(1999) Maxivision

(1999) Maxivision 48 48 images/sec

 

35 mm défilement horizontal

– 4 perforations/ 2 côtés

(ca 1935) Relief de Louis Lumière (2 images placées l’une en dessous de l’autre)

– 8 perforations/2 côtés

Technirama (1956)

Technirama Large Area (1956)

Super Technirama (1959) anamorphose à la prise de vues ; 70 mm en désamorphé

VistaVision (Paramount) (1954); (35 mm vertical)

VistaVision Large Area (1954)

Super Vistavision (1989)

Delrama

Dynamic Frame (1956)

Rank VistaVision (1957)

– 10 perforations/2 côtés

Alberini-Hill de Corrado Cerqua (1924)

Fearless Super Pictures (1929); 10 perforations/2 côtés ; (35 mm horizontal)

Arnoldscope (1953)

– 16 perforations/2 côtés

Single Cinerama

 

35 mm : 12 perforations

(1992 ?) Imagination FX7012

 

Super 35 (1992): prise de vues uniquement ; exposition sur toute la surface, compris l’espace pour la bande sonore ;

 

35 mm divers :

négatif pour tirage 3 × 9,5mm (+ 2 rangées de perforations latérales)

négatif pour tirage 4 × 8mm (+ 1 rangée de perforations latérales)

 

Ci-dessous, à gauche, les perforations Edison pour pellicule négative dites BH (pour Bell-Howell); à droite les perforations pour les copies d’exploitation dites KS (pour Kodak Standard) aux angles arrondis.

38 mm (1896): Sivan-Dalphin - 2 perforations/2 côtés

 

42 mm (ca 1929 Allemagne): projet film sonore Triergon perforations/2 côtés (la piste sonore est sur le côté, au-delà des perforations soit 35 mm + mm)

 

48 mm

(1897): Viventoscope de Thomas Henry Blair 1 perforation ronde de chaque côté

(1924) de JH Powrie – horizontal – perforation? – (35 mm)

 

50 mm

(1896 – France): Auguste Baron, horizontal (1 perforation ronde/image ; dimensions des images Lumière 35 mm)

(1896 – France : Alphonse Darras

(1898 ou 1900): A & L Lumière (attribué à) ?

(1930 USA): Fox film corporation perforation ?

 

51 mm (1895): Eidoloscope de Woodville Latham – 4 perforations/ 2 côtés

 

54 mm (1892): Bioscop de Skladanowsky ? – sans perforation ?

 

54 mm (1888 France): Louis Le Prince (ou 63,5 ?) papier

 

55 mm

(1895 Allemagne): Bioskop de Max Skladanowsky 2perforations (renforcées par oeillets métalliques)/2 côtés

(1955 USA) 20th Century Fox Cinemascope 55 perforations/2 côtés

(1961 USA) 20th Century Fox Grandeur 70 perforations/2 côtés (70 mm)

 

56 mm (1929) Magnafilm (Paramount) - perforations/2 côtés

 

57 mm (1926) Widevision de JD Elms et GW Bingham – 5 perforations/2 côtés

 

58 mm (1896) Gaumont lance une caméra réversible Demenÿ-Decaux avec perforations : le Biographe

 

60 mm (1895): Joly-Normandin – 5 perforations/2 côtés

 

60 mm (ca. 1894-95): Chronophotographe (ou Bioscope ?) de Demenÿ-Gaumont sans perforation (commercialisation du Phonoscope de Demenÿ par Gaumont);

 

60 mm (ca. 1890): Chronophotographie d’Etienne-Jules Marey

 

63 mm (1897 USA): Veriscope de Enoch Rector – 5 perforations/2 côtés

 

63,5 mm (1923 ou 1925) Natural Vision (RKO) – 6 perforations/2 côtés (20 images/seconde)

 

65 mm (70 mm, sauf exceptions notées)

– 5 perforations/2 côtés ; ratios : 2,20/2,40:1

Fearless Super-Film / Magnafilm Paramount / Fox Vitascope (1930) ratio 2,00 (65 mm)

70 mm (1958, American Optical Company) ration 2,28

Vitascope (1930 et 31) Warner Bros

Cinema 180 (1979) ratio 2,28

Cinestage ratio 2,29 (35 mm)

FuturVision 360 ratio 1,52

Showscan (1978) ratio 2,28

MGM Camera 65 (1957) ratio 2,76 (proche du Todd-AO)

Ultra Panavision (1959 ou1962 ?) ratio 2,76 (à permis aussi le Super Cinérama : image tirée en 3 × 35 mm)

Cinestage (1957)

Varioscope (1959) ratio 2,28

Futur Vision 360 (date ?)

Motion Master (date ?) date 2,28

Panavision 70 (tirage sur 70 mm à partir de gonflage 35 mm)

Smell-O-Vision (1960): prise de vues en 65 mm (?)

Super Panavision 70 (1959 ; proche du Todd-AO)

Todd AO (1955) ratio 2,29

> dérivés européens du Todd AO par la société Modern Cinema System MCS (RFA): Super-Panorama, Super-Panorama MCS (1962), MCS 70, Cinevision 70

Dimension 150 (1966) ratio 2,28

Super Dimension 70 (1999) ratio 2,28

 

– 8 perforations/2 côtés :

8/70 Dynavision (1973 ?) ratio 1,37

Iwerksphere (1991) ratio 1,37

 

– 10 perforations/2 côtés :

Cinerama 360 (1962)

Vario 70

Swissorama 360 (1984) ratio 360°

Astrovision (1969) -

Soviet 10

 

 

68 mm (1895): Biograph de Herman Casler – 2 perforations/2 côtés (pendant la prise de vues ?)

(1889): Kinesigraph ? sans perforation

 

70 mm

(1894): Acres 70

(1914): Panoramico – 5 perforations/2 côtés

(1929): Fox Grandeur – 4 perforations/2 côtés

(1930) Realife MGM – 4 perforations/2 côtés - 35 mm

(ca 1980 USA) Showscan de Douglas Trumbull (cadence de 60 images/seconde)

Sovscope 70 (tournage et projection sur support 70 mm)

 

70 mm défilement horizontal - 15 perforations/2 côtés

(1970): IMAX

(1973): OMNIMAX (optique fish-eye »: écran hémisphérique)

(1986 ?): IMAX 3D 48 images/s (appelé aussi Imax Solido): 2 séries d’images Imax

 

 

75 mm (1899 ou 1900): Lumière de A & L Lumière 8 perforations rondes/2 côtés

 

82 mm (ca 1902 – Grande-Bretagne): film trichrome avec 3 rangées d’images de Benjamin Jumeaux et William Norman Lascelles 7 perforations rondes horizontales entre chaque rangée d’images

 

90 mm (1888-1889): Chronophotographe de Marey sans perforation – jusqu’à 120 images/seconde

 

155 mm (ca. 1890 ? – Grande-Bretagne): William Friese-Greene, images stéréoscopiques

 

Système multi-caméras et écrans circulaires (360°):

 

Cinérama illustration ci-dessus (1952, inventé en 1935 par Fred Waller): 3 × 35 mm – 6 perforations/2 côtés – 26 i/s (pistes son sur un quatrième film)

Cinématorama (1896) Auguste Baron : 6 appareils circulaires (puis 10 appareils)

Cinemiracle (1958): 3 × 35 mm – 6 perforations/2 côtés – 26 i/s (semblable au Cinérama)

Cinéorama (1900) Raoul Grimoin-Sanson: 10 × 70 mm ; 360° !

Circarama (ou Circorama (?) 1955 Disney): 11 × 16 mm

Circle-Vision 360 (1967 Disney): 9 (et 11 ?) x 35 mm

Circle-Vision 200 (1982 Disney): 5 × 35 mm

Circlorama Circular Kinopanorama (1959 URSS ?): 11 × 35 mm

Hexiplex (1992): 6 × 35 mm

Imagine 360° (circulaire 1968 USA)

IMAX Magic Carpet (1990): 2 × 70 mm (projection frontale + projection sous les pieds)

Kinopanorama (1958-Soviétique): 3 × 35 mm – 6 perforations/2 côtés – 26 i/s (ou 24 ?) 9 pistes sonores (dont 1 au plafond)

Magirama (1956): 3 × 35 mm (Abel Gance)

Polyvision (1927): 3 × 35 mm (Abel Gance)

Swissorama (circulaire 1984 Suisse))

Thrillarama (1956): 2 × 35 mm

Ultra Toruscope (1992): 3 × 35 mm

Vitarama (1939): 11 × 16 mm

Widescope (1922): 2 × 35 mm dans la même caméra